J.P. MASSERET
C.PONCELET
J.P. LAMBERT
P.SACHOT
B.BARDE
L.CHOUCHAN![]()
Le Festival de Gérardmer scrute l’Horizon abyssal de nos pauvretés mentales et cordiales, féeriques et psychiques, cherchant l’or dans le plomb, le papillon dans la chrysalide et des ailes naissantes à nos omoplates silencieuses. Pour l’arcane de nos augures, choisir les métamorphoses de la réalité comme schème que j’aime, revient à regarder l’évolution du genre qui nous occupe.
Mutatis mutandis, il nous faut s’interroger sur l’objet cinéma qui voit son royaume se réifier de soirs voilés.
Les films proposent une réalité où l’inhumain habite l’homme, préférant pour toujours le mensonge à la vérité et le laid à la beauté, témoignant en cela non pas d’une transmutation emportée de transcendance, mais bien d’une métamorphose à l’aridité immanente. C’est toujours une mouche ou une putréfaction éternelle que l’on nous propose de devenir ! Un vampirisme asséchant qui se nourrit des altérations qu’il produit : d’abord l’inversion originelle puis sémantique comme chemin de destitution proposé, du Rex au Res, du real au féal, de la componction à l’illusion.
…et vient un matin de barques échappées calmes et démâtées, éclairant l’aube d’une blanche aurore, blasonnant par bâbord et tribord les armes des « maîtres du genre ».
Heraults hissant haut l’étendard de l’art, ils accostent sur nos rivages pour nous accompagner au royaume du talent, omphalos de l’imaginaire.
La main de l’artiste, gantée de doigts de fée, recueille une rosée de feu et d’ébène qui précipite les ombres de la nuit où palpite déjà la lumière.